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Les Echos, Mardi 24 Février 2009
Le 30 décembre dernier, David Mezer, patron d'une entreprise familiale d'éditions aux Etats-Unis, adressait à ses 296 salariés un mail pour leur annoncer qu'il s'agissait de leur dernier jour de travail, raconte « Business Week ». Incapable d'obtenir le maintien de ses lignes de crédit bancaire, l'entreprise n'avait pas d'autre solution que de fermer ses portes.
Cet argument n'a pas convaincu l'un des éditeurs qui, comme d'autres salariés, n'a pas touché son solde de tout compte et a décidé d'entamer un procès en nom collectif.
Les entreprises américaines, traumatisées par les licenciements massifs, doivent aujourd'hui se préoccuper d'autre chose que de rechercher des financements : « la loi », affirme ainsi le magazine américain.
Au nom d'une loi fédérale adoptée en 1989, WARN (Worker Adjustment and Retraining Notification Act) qui fixe à 60 jours le préavis de licenciement pour les entreprises de plus de 100 salariés, un nombre croissant de personnes licenciées portent plainte.
Les dirigeants politiques ont aussi décidé de durcir les législations sociales. L'Etat de New York a ainsi porté le minimum à 90 jours pour le préavis et a décidé d'abaisser à 25 licenciements son seuil d'application contre 50 actuellement.
Ce qui surprend « Business Week », c'est le nombre très important d'entreprises qui oublient les délais légaux de préavis et le versement des soldes de tout compte.
A leur décharge, certains ont une connaissance limitée du texte de loi en partie parce que WARN n'avait été que peu appliqué jusqu'à aujourd'hui, sans oublier que les pénalités de non-application sont presque inexistantes.
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